Petite balade en Amérique du Sud !
4 Décembre 2012
Alors pour changer un peu, on a fait 27h de bus. Finalement, nous arrivons a Puerto Natales (PatateGonie Chilienne), et installons notre camp dans le sympatique hostel Kaweskar, qui a des faux airs de chalet montagnard. Ca tombe bien il fait -10 dehors (ou du moins dans ma tête, mon thermostat interne est peut etre un peu déréglé après une année à +30°C…). Nous projetons de faire le W, un treck de 5 jours dans le parc Torres del paines.
Nous passons la journée suivante, destinée initialement à récupérer et à nous poser un peu , à courir dans tous les sens afin de trouver du matos de camping, assister à une réunion « how to survive to W » , acheter suffisament de nourritures pour tenir 5 jours dans le parc et à tenter de fabriquer un rechaud avec une canette avant de se rendre compte que si on l’utilise on va probablement bruler la moitié du parc . Finalement on est quasi ready en fin d’aprem. Nous retrouvons dans la rue nos copains belges (qui s’équipent en 1h top chrono… ). Le grand départ pour notre treck approche enfin !
J1 : Réveil aux aurores c'est parti pour 2h de bus. J’ai déjà froid... On arrive enfin. Après une heure de palabre pour savoir si on fait le treck d’est en ouest ou l’inverse, on finit par sauter dans le bateau qui doit nous mener au départ (coté est ) ! Ca monte, ca descend, on se rend compte que 3 barres de céréales pour déjeuner ca fait pas beaucoup , Claire a le pied gauche à moitié détruit (Note pour plus tard : toujours essayer sa paire de shoes AVANT le treck…). Après quasi 4h de marche, on arrive au camping, on jette nos sacs (15kg chacun, on ne sait pas ce qu’on a foutu, on pèse 2x plus lourd que les belges avec 2 fois moins de nourriture !), puis on repart pour 2h de grimpette. Wahoo on arrive enfin au Grey Glacier, c’est trop beau ! Retour au camping, bières, nouilles déshydratée, dodo.
J2 : La journée commence en beauté : Claire, pleine d’entrain pour cette nouvelle journée de galè… de joyeuse rando, décide de la jouer efficace et de démonter la tente au saut du lit (ou plutôt du tapis de sol – duvet-qu’est ce quon se les gele). Dommage, trop d’entrain tue l’entrain, enfin tue surtout notre piquet de tente et le toit de celle-ci. C’est bête, on doit encore dormir 3 nuits dedans… Enfin, on avale notre soupe déshydraté (qu’on aura tout de même pris soin de réhydratée avant) et c’est reparti ! On se fait encore 6 bonnes heures de marche, Claire trouve que décidemment, c’est vraiment pas suffisant 3 barres de céréales pour le dejeuner, on voit plein de beaux paysage et on arrive au camp. On se tate un peu à poursuivre et puis on se dit que 2h30 de montée, ca peut attendre demain… Apres un bon repas (des nouilles tiens pour changer), on décide d’aller se coucher pas trop tard (genre à 19h30 – 20h, oui on est TRES fatiguées). C’est alors qu’un géologue suisse nous apprend que l’un de ses élèves vient de se casser une patte, la haut dans la montagne (la french valley) , et que le pied est complètement desaxée et meme un peu bleu. Humm pas bon ca. Comme on a pas pu s’empecher de glisser qu’on est un peu docteur, et que le pied bleu ca serait vraiment bien de le remettre dans l’axe avant qu’il ne nécrose, nous voila parti pour 2h de grimpette pour jouer les secouristes en haute montagne. Quand on arrive (en crachant un peu mes poumons je dois l’avouer, papi géologue est vachement plus rapide que moi), on se rend compte que les amis du bléssé on pris l’initiative de remettre le pied en place. Notre patient est souriant, le pied est rose et chaud, bref tout va bien, on est un peu venu pour rien mais les géologues sont tout de même super contents. Redescente interminable à la lampe frontale, on se couche à minuit et demi…
J3 : Après une bonne soupe déshydratée réhydratée, on refait la même montée que la veille (bah oui, le patient se trouvait seulement au 2/3 de la méga montée …) et puis apres, on redescend (ah c’est vraiment sympatoche ce petit treck !). Claire constate à nouveau que 3 barres c’est quand même pas beaucoup pour dejeuner. Et c’est parti pour une nouvelle balade jusqu’au camping suivant (très jolie vue sur un lac turquoise entourée de montagne). Renouille, rebière, redodo.
J4 : Soupe, rando, 3 barres (seulement), arrivée au camping. Mince il pleut, pourvu que le scotch sur le toit de la tente tienne le coup. Le projet est de se lever à 4H15 pour escalader une autre montagne pour voir le lever de soleil, c’est magnifique il parait. Je passe la nuit à prier pour que la tente ne s’écroule pas et à maudire le caillou judicieusement placé au milieu de mon tapis de sol. A 4h15 je suis presque soulagé de pouvoir enfin quitter ce lieu froid et humide.
J5 : Bon le lever de soleil quand ya pas de soleil, c’est moyen en fait… Ah et puis tient maintenant il neige. On redescend donc, et c’est avec un certain soulagement que nous nous étalons dans le bus de retour !
Conclusion : On a survécu au W treck !